Quentin Daumal, batteur, cours de batterie, concerts et spectacles dans les Hauts-de-France et la Belgique
 

Mon parcours musical

Je crois que cette vocation s'est manifestée lorsque enfant, instinctivement, je suis allé faire un tour dans les tiroirs de la cuisine pour me procurer deux bouchons de liège et que je les ai piqués sur deux bâtonnets à brochette. C'est alors naturellement que sur le pas de la porte mi-ouverte de la maison, je tambourinais sur une boîte vide et métallique. J'avais des choses à dire au monde et je crois que la percussion s'est révélée être une valeur sure, un langage universel. En passionné que j’étais de la bande dessinée "Les Schtroumpfs" de Peyo, le Schtroumpf tambour criant à tout le village "Avis à la populaschtroumpf !!!" a aussi eu sa part d'influence.

Après quelques cours de batterie lors desquels le professeur perdait patience et haussait le ton car je ne tapais pas bien au centre des pads d'entraînement en plastique, je me mettais à pleurer à l'idée de revivre la scène douloureuse avant chaque cours. J'avais décidé alors d’interrompre, et que la batterie, ça ne serait pas pour moi. Mais l'univers a ses astuces pour te rediriger sur le chemin qu'il t'a soigneusement préparé. Il me revient ce souvenir d'un repas dans la famille de mon père, où je vois mon cousin germain Eliott jouer avec son groupe de copains pour l'occasion. J'ai des étoiles dans les yeux, de la magie plein les oreilles, et mon père demande à son cousin, le papa d'Éliott, de me donner cours à la maison. Le tact et la patience de Bruno Williame nourriront ma confiance. Très vite, je suis pressé de rentrer de l'école pour taper sur ma batterie les nouveaux rythmes appris que je décline et transforme à toutes les sauces. Je reproduis des bouts de chansons entendues à la radio ou vues en spectacle : "Il jouait du piano debout" de France Gall, "In Bloom" de Nirvana, que ma sœur écoute en boucle et à fond dans la chambre d'à côté... Ma mère m’emmène voir quelques concerts mémorables qui attisent ma flamme intérieure de jeune batteur rêvant d’être sur scène : Axelle Red, De Palmas, Natacha Atlas, Paul Personne, Alan Stivell...

Plus tard, j'atterris aux ateliers Rock & Jazz d'Aulnoy-Aymeries (59) ou pendant 6 ans, Pascal Schefferzick me transmet sa passion de l'instrument et de la musique. Je découvre la joie (et l'appréhension) de jouer avec d'autres musiciens, de me produire sur scène. En parallèle après les cours de batterie, je me promène dans les rayons de la médiathèque du coin et reviens à la maison avec des disques de Toto, The Police, Metallica, Mylène Farmer...

Et parce qu'une fois sorti du lycée, il fallait faire quelque chose d'autre que passer ses journées sur l'ordinateur, je suis le cursus pro du Centre des Musiques Actuelles (CMA) de Valenciennes. Avec mes professeurs Jérôme Carniaux et Franck Marco, je me perfectionne, et je rêve devant les master-classes de Reda Samba et de Pierre Belleville. Je joue en parallèle dans mes premiers groupes amateurs. De la chanson, du rock, du metal, de l'electro...

C'est à partir de 2011 que je commence à jouer en orchestre de variété, dans des groupes tributes, et à gagner un peu d'argent. Je collabore avec quelques groupes dont certains en studio : l'EP Éponyme du groupe de rock français "Pierre Hait les Loups" en 2014, l'EP Latence et Fulgurance du groupe de chanson/electro/rock Strunt en 2015, et l'album Daylight Beauty du groupe de rock progressif AmartiA en 2021.

En 2020, alors que le monde du spectacle est en pause indéterminée, je rejoins la promotion de l'Espace de Formation à la Musique (EF2M) de Tourcoing. J'y rencontre Camille Greneron qui me transmet l'art de décomposer le mouvement et de se créer une routine de travail pour renforcer sa technique, Thomas Gonzalez qui me transmet l'art du beau son, du jeu en conscience, de la posture juste et de l'écoute du corps, et Richard Arroum qui dans ses ateliers de cohésion basse/batterie transmet sa passion de la musique. Après des années de scène, je vis difficilement le système de notation scolaire de cette école, qui me vaut un an d'arrêt de pratique de l'instrument hors concerts. Aujourd'hui, la flamme est revenue. Je me sens solide de cette riche et belle expérience et les choses ne sont pas toutes noires ou toutes blanches. J'ai appris une chose essentielle : jouer de la musique n'est pas qu'une question de technique et de pratique. C'est une question de sensibilité. Travailler sur soi, ses valeurs et ses motivations dans la vie permet de faire grandir le musicien en soi et de trouver de nouvelles voies d'expression, une autre posture, de nouvelles choses à raconter.

J'ai à cœur aujourd'hui de jouer d'avantage la musique qui me plaît, de mener des expériences auxquelles je trouve du sens, de transmettre ce que je connais, et de continuer à me construire musicalement, artistiquement, parallèlement à mon second et nouveau métier : celui de sophrologue.


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